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Actualités santé

Rage en Vendée : 24 personnes en observation après la mort d'un chiot

[ Publié le 11 août 2011 ]

C’est confirmé : le chiot mort en Vendée début août avait la rage. Depuis l’identification formelle du virus, 24 personnes ont été prises en charge par le centre antirabique de l’hôpital universitaire de Nantes. Les autorités sanitaires rappellent que l’importation d’animaux non vaccinés, en provenance d’un pays non exempt de rage, est interdite en France.

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L'Institut Pasteur de Paris a confirmé la présence du virus de la rage dans les prélèvements effectués sur un chiot de 3 mois, mort le 7 août en Vendée. Cet animal avait été rapporté le 1er août par ses propriétaires, qui l'avaient acheté au Maroc.

L'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays-de-la-Loire a identifié 24 personnes ayant été en contact avec ce chiot. Elles on été prises en charge par le centre antirabique de l’hôpital universitaire de Nantes. "Une vaccination a été, ou sera, réalisée en cas de contact jugé à risque", précise la préfecture de Vendée.

A l'échelle mondiale, le chien est l'hôte principal et le vecteur essentiel du virus de la rage. Ce dernier "se transmet à l'homme par voie cutanée, à la suite d'une morsure ou d'une griffure d'un animal infecté", précise l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La transmission peut aussi s'effectuer par "contact direct de matériel infectieux, habituellement de la salive, avec les muqueuses ou une blessure non cicatrisée sur la peau". A cet égard, un simple léchage peut s'avérer dangereux, dès lors qu'il se fait sur une muqueuse ou une peau qui ne serait pas intacte. Dans de très rares cas, la rage peut être contractée par inhalation d'un aérosol contenant le virus.

Régler d'abord les questions sanitaires
Parallèlement au suivi épidémiologique mis en place, la préfecture de Vendée a diligenté une enquête vétérinaire qui a permis d'identifier d'autres animaux en contact avec le chiot malade. Il s’agit d’un autre chien "valablement vacciné contre la rage", qui subira un rappel de vaccination, et d’une chatte et ses deux chatons, non vaccinés, qui seront euthanasiés "pour garantir la sécurité des personnes et éteindre tout risque de diffusion", précise la préfecture.

Le cas initial de rage "a été révélé dans le nord-ouest du département", indique Sébastien Cauwel, directeur du cabinet du préfet de Vendée. "Nous ne souhaitons pas rentrer plus avant dans les détails pour éviter que la famille soit ciblée." S'expose-t-elle à des poursuites ? "Aujourd'hui, nous nous attachons à régler les questions sanitaires et vétérinaires", répond M. Cauwel. "Les éventuelles procédures administratives seront étudiées par la suite. Il convient de signaler qu'il ne s'agit pas d'un trafic mais simplement d'un comportement imprudent, qui aurait pu avoir des conséquences très fâcheuses."

Lorsqu'apparaissent les premiers signes d'atteinte nerveuse, la rage est presque toujours mortelle chez l'homme. En revanche, la vaccination antirabique pratiquée entre la contamination et l'apparition des premiers signes est très efficace. En France, l'entrée d'animaux non identifiés et non vaccinés, originaires de régions n’étant pas indemnes de rage, notamment l'Asie et l'Afrique, est absolument interdite.

Source : Préfecture de Vendée, 11 août 2011 - interview de Sébastien Cauwel (sous-préfet et directeur du cabinet du préfet de Vendée), 11 août 2011 - OMS, Aide-mémoire sur la rage, consulté le 11 août 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Rage

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