Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Morsure de vipère : adoptez les bons réflexes

Actualités santé

Morsure de vipère : adoptez les bons réflexes

[ Publié le 25 août 2011 ]

Vous partez en randonnée ? Méfiez-vous des vipères, dont la morsure est venimeuse. Si vous en avez été victime, le recours au médecin s’impose ! En attendant les secours, ayez les bons gestes d'urgence.

serpent

"En France, le nombre de morsures de vipères est estimé à 1.000 par an", annonce la Fédération française de randonnée (FFR) sur son site. Les victimes sont, le plus souvent, des randonneurs occasionnels ou réguliers. Les deux espèces les plus fréquemment rencontrées sont la vipère péliade (Vipera berus), au nord de la Loire, et la vipère aspic (Vipera aspis), au sud de la Loire. Elles sont toutes les deux venimeuses.

"La vipère vit essentiellement dans la rocaille, les herbes sèches et au bord de l’eau", précise la FFR. "Elle est active de mars à octobre, en fonction de la température extérieure." En d’autres termes, dès les premiers beaux jours.

Plusieurs stades de gravité
Une morsure de vipère a plusieurs niveaux de gravité. Si, dans tous les cas, la trace des deux crochets se traduit par deux points distants de 5 à 8 mm, généralement situés à l’extrémité d’un membre, l’aspect de la morsure peut donner de précieuses informations sur sa gravité.

Au stade 0, ou "morsure blanche", la morsure ne présente ni gonflement (œdème), ni douleur. Dans ce cas, il n’y a pas eu d’injection de venin. En effet, il est possible que la vipère qui vous ait mordu ait déjà dispensé sa réserve de venin. Au stade 1, un oedème apparaît localement, sans signes généraux de malaise.

Au stade 2 dit "précoce", des signes de malaise général apparaissent en moins d’une heure, avec un oedème localisé. La tension artérielle baisse et l’on observe des signes allergiques comme une gêne à la respiration, une rougeur de la peau ou un gonflement de la gorge. Le stade 2 "tardif" est plus marqué : l’oedème s’étend à tout le membre touché et la morsure présente un hématome, ou des points rouges apparaissent sur le membre.

Au stade 3, le plus grave, l’oedème s’étend au thorax. Le venin cause des atteintes rénales et pulmonaires, ainsi que des troubles de la coagulation du sang.

Adaptez les gestes de secours
Plusieurs gestes sont à éviter absolument. Ainsi, abstenez-vous d’inciser la plaie : vous favoriseriez la nécrose des tissus ou la surinfection de la morsure. Par ailleurs, sucer la plaie risque de vous envenimer vous-même, pour peu que vous ayez même une simple ulcération à l’intérieur de la bouche. En revanche, l’utilisation d’une seringue vide sans aiguille – ou mieux encore, d’une pompe à venin – remplira cet office mieux que quiconque.

Ne posez pas de garrot, c’est inutile : le venin continuera malgré tout de se diffuser dans le corps en longeant les gaines nerveuses. De plus, c’est dangereux, car vous risquez de provoquer des nécroses graves. L’injection de sérum, avec ses éventuelles conséquences allergiques, est un acte à réserver au médecin. Evitez de donner au blessé une boisson comme du thé, du café ou de l’alcool. En cherchant à le "soutenir", vous risquez d’accélérer son rythme cardiaque et, par conséquent, la diffusion du venin.

En revanche, vous pouvez désinfecter la plaie, ôter les bagues et bijoux qui pourraient faire garrot en cas d’oedème, immobiliser le membre atteint en allongeant la victime et traiter la douleur. Au stade 0, une hospitalisation n’est pas nécessaire. Au stade 1, le blessé restera en observation 24 heures, avec un traitement en fonction des symptômes. A partir du stade 2, l’hospitalisation est indispensable pour trois à quatre jours, avec un traitement antivenimeux. Chez la femme enceinte, en particulier : le venin est un véritable poison pour le fœtus.

Source : site de la Fédération française de randonnée, consulté le 25 août 2011
(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER