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Actualités santé

Douleur : la génétique ouvre une nouvelle piste

[ Publié le 17 août 2011 ]

En travaillant sur une maladie rare et grave, la neuropathie sensitive, qui prive les patients des sensations de douleur, de chaleur et du toucher, des chercheurs québécois ont identifié un gène impliqué dans les mécanismes douloureux. Les applications de cette découverte pourraient ouvrir la voie à la création de nouveaux médicaments contre la douleur.

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Un nouveau pas contre la douleur ? En étudiant le patrimoine génétique de patients atteints d’une maladie incurable appelée neuropathie sensitive et autonomique de type 2, des chercheurs de l’université de Montréal, au Québec, ont identifié une mutation génétique particulière. Elle permettrait, notamment, d’améliorer la compréhension des mécanismes de la douleur.

La neuropathie sensitive et autonomique de type 2 se caractérisée par une perte progressive et définitive de la perception de la douleur, de la chaleur et du toucher. Les personnes atteintes sont incapables de réagir à la douleur, et donc de s’en préserver. Elles développent donc souvent des ulcères qui peuvent s’infecter et mener jusqu’à l’amputation des parties touchées.

L’équipe du Pr Guy Rouleau a trouvé, chez ces patients, "des mutations du gène K1F1A" expliquant l’absence de sensibilité. "Ces résultats profiteront immédiatement aux patients atteints de neuropathie de type 2 : l'identification de ce nouveau gène fait qu'il est maintenant possible d'effectuer un test génétique valable permettant d'évaluer le risque, ou la cause de la maladie, chez les personnes à risque ou atteintes", se réjouit l’équipe québécoise.

De plus, les chercheurs pourraient utiliser ces nouvelles connaissances sur le gène K1F1A pour mettre au point de nouveaux médicaments de soulagement de la douleur. Cette découverte "nous donne aussi des renseignements précieux sur les mécanismes moléculaires jouant un rôle dans la perception de la douleur, ce qui est important pour la mise au point de nouveaux antalgiques", soulignent-ils. Ce futur médicament pourrait moduler les interactions entre différentes protéines associées d’une part à la douleur et d’autre part au gène K1F1A.

Source : American Journal of Human Genetics, 4 août 2011 – communiqué de l’université de Montréal, 4 août 2011.
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Douleur , Traitement douleur

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