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Actualités santé

Prévention des traumatismes crâniens : à vélo, jamais sans mon casque !

[ Publié le 20 juillet 2011 ]

Quand on tombe d'une bicyclette, la tête est touchée dans un cas sur trois. Les conséquences peuvent être sérieuses, voire mortelles. Alors à vélo aussi, mieux vaut sortir couvert… Nos conseils pour choisir votre casque et adopter les bons réflexes en cas de chute sur la tête.

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A l’âge de 20 ans, le 11 mars 2003, le coureur cycliste kazakh Andrei Kivilev chute violemment sur le front au cours d’une étape de Paris-Nice. Il ne portait pas de casque, et meurt quelques heures plus tard des suites d’un traumatisme crânien. C’est cette chute et sa conclusion dramatique qui a décidé l’Union cycliste internationale (Uci) à rendre le port du casque obligatoire pour les cyclistes professionnels.

Si le port du casque à vélo n’est pas – encore – obligatoire pour les amateurs de la petite reine en France, "il est juste indispensable", rappelle, chaque année, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Insep). En effet, dans un cas sur trois, chuter de sa bicyclette implique un choc à la tête, qui peut provoquer un traumatisme crânien.

Ainsi, selon la Prévention routière, plus de 4.300 cyclistes, dont 695 enfants de moins de 15 ans, ont été blessés après un accident de la voie publique en 2009 et 162 sont morts, dont 13 enfants. La plupart des décès et des séquelles graves persistant après l'accident sont attribués à des lésions cérébrales. Le port d’un casque, quant à lui, permet de diviser par 3,4 le risque de blessure sérieuse à la tête.

Choisir son casque
La nouvelle génération de casques cyclistes est composée d'une partie interne en matériau de synthèse qui absorbe les chocs et d'une coquille externe dure. Ils sont de plus en plus légers et confortables. Tout bon casque répond impérativement à la norme européenne CE 1078.

Essayez plusieurs modèles avant de vous décider. Privilégiez ceux qui comportent des ouvertures pour la ventilation. Plus agréables à porter, ils vous permettront de conserver la tête froide sous le soleil. Votre casque doit couvrir le front, le haut et l'arrière de la tête, ainsi que les tempes, sans limiter votre champ de vision.

Privilégiez des couleurs vives pour être mieux vu par les autres usagers de la route. Familiarisez-vous également avec le système de fixation : il doit être simple à ouvrir et à fermer. Choisissez des sangles réglables mais pas élastiques, afin que le casque soit maintenu en place même en cas de chute. Ne négligez jamais de le fermer avant de vous lancer : un casque ouvert ne sert à rien… Par ailleurs, un casque qui a subi un choc n'est plus efficace à 100%. Il doit donc être remplacé.

Ne passez pas à côté d’un traumatisme crânien
Si vous-même ou l'un de vos proches avez chuté sur la tête, en particulier s'il s'agit d'un enfant, prudence : l’un des principaux risques du traumatisme crânien est d’être ignoré, et de se compliquer quelques heures ou quelques jours plus tard.

Il faut systématiquement rechercher les signes accompagnant un tel traumatisme. Une perte de connaissance, même brève, immédiatement après la chute ou à distance, doit être rapportée aux secours, si possible avec l’heure de l’accident. Des nausées, des maux de tête, des troubles de l’équilibre, peuvent être observées. La victime peut aussi saigner du nez ou de l’oreille, ou perdre, par ces orifices, du liquide céphalo-rachidien, clair comme de l’eau.

Jusqu’à l’arrivée des secours, immobilisez la victime, et évitez-lui toute flexion ou rotation de la tête. Maintenez sa tête en plaçant vos mains à plat autour de ses oreilles et ne bougez plus. Ce maintien permettra d'éviter tout mouvement de la colonne et de maintenir l’axe tête-cou-tronc droit. Si la personne perd connaissance, il faudra la basculer prudemment sur le côté.

A la suite de tout traumatisme crânien, il faudra surveiller la victime pendant quelques jours. En effet, les signes d’une complication neurologique peuvent survenir plusieurs heures, voire plusieurs jours après le traumatisme initial. Cet intervalle entre l’accident et les complications d’un traumatisme crânien ignoré ou négligé s’appelle "intervalle libre".

Source : INPES ; www.preventionroutiere.asso.fr, sites consultés le 19 juillet 2011 – manuel de formation du secouriste, Croix-Rouge française, consulté le 20 juillet 2011
(Destination santé)

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