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Prenez soin de votre flore génitale

[ Publié le 13 juillet 2011 ]

Chez la femme, la flore bactérienne de la vulve et du vagin permet de défendre ces parties fragiles contre la prolifération d'agents pathogènes. Il arrive pourtant que l'équilibre soit rompu et que se développent des infections génitales. Elles ne sont pas graves et se traitent bien, pour peu qu'on ose en parler à son médecin. Tour d'horizon.

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La flore bactérienne du vagin et de la vulve possède un équilibre fragile, assuré par plusieurs milliards de bactéries. Parmi ces dernières, les lactobacilles ont pour fonction de maintenir une acidité suffisante au pH vaginal. Dans ces conditions, la sphère génitale est naturellement défendue contre la prolifération de bactéries nuisibles, ou pathogènes.

Pourtant, il arrive que cet équilibre soit rompu. La vaginose bactérienne ou la candidose en sont les manifestations les plus fréquentes. Elles ne sont pas graves et se traitent fort bien.

Symptômes et traitements
Environ 70% des femmes présenteront une infection vulvaire ou vaginale au cours de leur vie. C'est dire si la chose est commune.

Dû à un microscopique champignon, Candida albicans, la candidose est une mycose qui se caractérise par des pertes inodores, épaisses et blanchâtres (du latin albus, alba, blanc), ainsi que par des démangeaisons localisées et des sensations de brûlure pendant les rapports sexuels.

La vaginose bactérienne représente 50 à 60% de toutes les infections vulvo-vaginales. Elle n'a pas d'origine connue et se manifeste par la prolifération dans le vagin de bactéries anaérobies - qui ne se développent qu'en l'absence d'oxygène.

Souvent, la femme ne s'en rend pas compte car elle n'a pas de symptômes. Dans la majorité des cas, une odeur de poisson peut évoquer ce déséquilibre – une odeur souvent mal vécue. Les femmes osent rarement aborder ce sujet avec leur médecin ou leur gynécologue et c'est seulement quand les symptômes s'aggravent qu'elles vont consulter.

Pourtant, une vaginose bactérienne se traite facilement si elle est prise à son début. Il existe même un gel qui s'applique à raison d'une dose tous les trois jours, pendant neuf jours.

Enfin, la vaginose, comme la candidose, peuvent récidiver. C'est pourquoi il est indispensable de rééquilibrer le pH, indispensable au bon développement des "bactéries protectrices".

Hygiène intime
Pour minimiser les risques, maintenez une bonne hygiène intime. Lavez vos parties intimes quotidiennement avec un savon doux, au pH neutre. Rincez abondamment et séchez soigneusement mais sans brutalité. C'est un environnement fragile ! De même, évitez les douches vaginales, qui modifient l’équilibre naturel de la flore, et les irritants - savons forts et déodorants intimes.

Évitez de porter des pantalons trop serrés, des collants dépourvus d'entrejambe en coton et des vêtements comme les maillots de bain, qui retiennent l'humidité.

Après être allée à la selle, essuyez-vous toujours d'avant en arrière, en direction de l'anus. Jamais l'inverse. Vous pourriez importer des germes fécaux jusqu'à la vulve, voire jusqu’à la vessie, et provoquer des cystites – infections très douloureuses de la vessie.

Enfin, ne prenez jamais d'antibiotiques non prescrits par un médecin. Ces médicaments peuvent détruire les bactéries protectrices du vagin et leur abus favorise le développement de résistances bactériennes. Si votre médecin vous a mise sous antibiotiques, pensez à prendre de l’ultra-levure pour en contrebalancer les effets sur votre flore intestinale et intime.

Source : Dr Gilles Desaulniers, professeur adjoint de clinique du Département d'obstétrique-gynécologie de l'université Mc Gill, Montréal, Canada, 11 avril 2011
(Destination santé)

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