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Actualités santé

Gardasil® : deux jeunes femmes portent plainte pour des effets secondaires graves

[ Publié le 13 juillet 2011 ]

Gardasil® est un vaccin contre le papillomavirus, responsable de cancers du col de l'utérus. Il figure sur la liste des produits sous surveillance renforcée. A Lyon, deux jeunes femmes ont saisi les autorités compétentes : elles se plaignent d'affections auto-immunes qu'elles attribuent à l'inoculation de ce vaccin.

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Deux jeunes Françaises, âgées de 16 et de 20 ans et originaires de l'Isère et des Alpes-de-Haute-Provence, affirment être victimes de graves effets secondaires liés au Gardasil®, l'un des deux vaccins indiqués dans la prévention du cancer du col de l'utérus.

Ces jeunes femmes se plaignent de manifestations auto-immunes, un effet grave mais rarement rapporté. "Elles présentent des paralysies temporaires assez violentes, mais également des maux de tête et de ventre", explique leur avocat, Me Charles Joseph-Oudin, inscrit au barreau de Paris.

"Elles ont saisi la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon vendredi dernier", confirme-t-il. "Ce qui nous intéresse, c'est la chronologie des événements. Ces deux jeunes femmes étaient en très bonne santé et, très rapidement après les injections, elles ont développé ces symptômes." Elles ont donc demandé la nomination d'experts qui "devront trancher sur le lien de causalité."

Ces cas ne sont pas isolés, précise Me Joseph-Oudin : "D’ici à la fin du mois de septembre, je devrais avoir cinq dossiers en cours sur ce sujet."

Un rapport bénéfice/risques favorable
Gardasil® est l’un des produits de santé qui font l'objet d'une surveillance renforcée en France. Toutefois, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rendu public le troisième bilan du Plan de gestion des risques européen et national concernant ce produit. "L'analyse des données ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risques du vaccin", qui demeure favorable, souligne-t-elle.

Jusqu'à décembre 2010, près de 4 millions de doses ont été délivrées. A cette date, plus de 1.700 notifications ont été recueillies et analysées. "Près de 82% d'entre elles concernent des effets indésirables connus bénins et transitoires, avec une prédominance de douleurs au site d'injection, fièvres, éruptions de type urticaire et syncopes vasovagales", détaille l’Afssaps.

L'analyse des cas supplémentaires d'effets indésirables graves, c'est à dire ayant nécessité une hospitalisation, "ne diffère pas de celle des cas [rapportés] dans le cadre du bilan précédent." Par ailleurs, "lorsqu'elle est connue, l'évolution est favorable pour la majorité des observations. Il s'agit essentiellement d'effets connus à type de syndromes fébriles, céphalées et syncopes", précise l’Afssaps.

Le nombre total de manifestations auto-immunes, quant à lui, reste faible et inférieur à celui attendu dans la population générale. "L'analyse de chaque cas n'a pas permis d'établir un lien de causalité entre la vaccination et les complications observées", conclut l’Afssaps.

Source : Interview de Me Charles Joseph-Oudin, 12 juillet 2011 – Afssaps, 12 juillet 2011
(Destination santé)

Mots-clefs : Cancer col utérus , Vaccin

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