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Actualités santé

Examens radiographiques : la France en fait-elle trop ?

[ Publié le 7 juillet 2011 ]

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) s’alarment de l’augmentation des doses de rayonnements délivrées par l’imagerie médicale radiographique. Ils appellent les acteurs de santé à se mobiliser pour les ramener à un seuil acceptable.

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"L’augmentation des doses de rayonnements délivrées par l’imagerie médicale en France devient préoccupante et doit être maîtrisée", alerte l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans un rapport mené en 2010 avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), elle souligne que les doses de rayons X délivrées aux patients, dans leur ensemble, ont augmenté de 47% par rapport à 2005.

Ces doses "augmentent en France comme dans les autres pays développés, du fait de la contribution très large de l’imagerie médicale au diagnostic des maladies, à l’orientation de la stratégie thérapeutique et au suivi de l’efficacité des traitements", précisent ces agences.

Le Pr André Aurengo, chef du service de médecine nucléaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), explique poliment qu’il "ne poserait pas le problème en ces termes". A ses yeux, "la notion de dose collective pour juger de l’impact de telle ou telle technique est totalement inappropriée. En revanche, ce qui m’inquiéterait, ce serait une augmentation du nombre d’examens non-justifiés."

Développer des alternatives
Or, les auteurs du rapport signalent également que la dose moyenne par habitant, "du fait d’expositions médicales", a augmenté de 57% entre 2002 et 2007. "Cette augmentation a conduit l’ASN à s’interroger sur l’application réelle du principe de justification aux examens de scannographie et de radiologie interventionnelle", soulignent les auteurs.

Ces derniers souhaitent, plus que jamais, "améliorer la radioprotection dans le domaine médical et maîtriser l’augmentation des doses". Principalement "en développant des techniques alternatives, au premier rang desquelles l’imagerie par résonnance magnétique (IRM)".

"Il peut effectivement exister des possibilités de substitution", acquiesce le Pr Aurengo. "A condition que l’appareillage en question soit disponible." Or, dans ce domaine, le retard de la France, est aussi notoire que préoccupant.

Toutefois, toutes les techniques ne sont pas strictement équivalentes, précise le Pr Aurengo. "Ainsi, une IRM et un scanner ne donneront pas les mêmes renseignements. Il est par exemple impossible d’explorer les parties osseuses par IRM."

Source : ASN, 6 juillet 2011 – Interview du Pr André Aurengo, 5 juillet 2011 – Rapport IRSN/InVS : Augmentation des doses délivrées aux patients lors d’examens d’imagerie médicales – septembre 2010
(Destination santé)

Mot-clef : Radiographie

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