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Actualités santé

Tatouages, piercings : les professionnels du body-art doivent suivre une formation de salubrité

[ Publié le 23 juin 2011 ]

Depuis 2008, tout professionnel du tatouage et du piercing doit, pour exercer son métier, suivre une formation spécifique aux conditions d'hygiène et de salubrité. L’hôpital universitaire de Nantes offre un cursus qui leur est dédié. Au programme : introduction aux risques infectieux et allergiques, stérilisation et désinfection du matériel.

tatouage

Avec la mode du "body-art", le nombre de professionnels du tatouage et du piercing augmente depuis quelques années en France. Au point que le ministère de la Santé a rendu obligatoire, depuis 2008, le suivi d’une formation spécialement dédiée aux questions d’hygiène et d’asepsie, et dispensée par des médecins et/ou des infirmiers.

Au sein de l’hôpital universitaire de Nantes, l’école d’infirmiers de bloc opératoire (Ibode) fait partie de la quarantaine de centres de formation pour les tatoueurs et perceurs agréés par le ministère. Depuis juillet 2009, elle organise, deux fois dans l’année, des sessions de 21 heures réparties sur trois jours.

Ces sessions, dont le contenu est établi par décret, s'adressent aux professionnels "qui mettent en oeuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris le maquillage permanent, et du perçage corporel", précise Dominique Guilloton, infirmière de bloc opératoire et responsable de cette formation.

Attestation consultable sur demande
L’objectif : inculquer aux professionnels du body-art "certaines notions et techniques relatives à l'hygiène pour exercer leur activité dans de bonnes conditions sanitaires", résume Dominique Guilloton, Depuis l’ouverture de ce cursus, plus de 120 tatoueurs, perceurs et esthéticiennes ont été formés. "Ils sont tous avides de connaissances, même s'ils sont nombreux à posséder déjà un très bon niveau après dix, quinze ou parfois vingt ans de pratique", commente-t-elle.

Utilisation de désinfectants, organisation d'un environnement propre, procédure de lavage des mains, pose d'un pansement antiseptique : "Ces règles de base en asepsie sont les mêmes que celles que nous appliquons" au bloc, souligne Dominique Guilloton. "Nous insistons beaucoup sur la prise en charge du risque infectieux, inhérent à toute effraction cutanée."

Ces connaissances sont essentielles pour protéger la santé du client, mais aussi celle du travailleur. Il doit en effet savoir réagir en cas d'accident infectieux avec risque de transmission sanguine, et connaître ses obligations vaccinales.

Cette année, "le programme de notre formation s'est enrichi d'un nouveau thème : la sensibilité et la douleur. Il nous a été demandé, notamment, par les tatoueurs et esthéticiennes pratiquant le maquillage permanent", précise Dominique Guilloton.

Il y aurait au moins 3.000 tatoueurs et perceurs installés en France actuellement. Ceux qui ont suivi la formation dans l’un des 40 centres agréés obtiennent une attestation transmise à l'Agence régionale de santé (ARS) de leur région. Vous pouvez en obtenir la liste sur simple demande. Dans tous les cas, si vous souhaitez faire appel à leurs services, soyez toujours attentif aux conditions d’hygiène et d’asepsie. N'hésitez pas à poser des questions. Si l'hygiène ne vous semble pas suffisante, passez votre chemin pour cette fois...

Source : Interview de Dominique Guilloton, cadre formateur des infirmiers de bloc opératoire, 20 juin 2011
(Destination santé)

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