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Cancer : la protonthérapie, une radiothérapie de pointe

[ Publié le 8 juin 2011 ]

Utilisée dans le traitement de certaines tumeurs oculaires ou de cancers pédiatriques, la protonthérapie diffère de la radiothérapie conventionnelle par la nature du rayonnement utilisé. Comme son nom l’indique, la protonthérapie repose sur l’utilisation des protons, alors que la radiothérapie utilise des photons. Tour d’horizon sur cette technique de pointe.

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Quelle est la différence entre la radiothérapie classique et la protonthérapie ? La première technique utilise essentiellement des faisceaux de photons, molécules qui composent les ondes électromagnétiques. La seconde n’utilise que des protons, les particules positives de l’atome. Avec cette thérapie, le "tir" vers certaines tumeurs est plus précis et l’irradiation des tissus sains environnants, moins importante. Les protons étant délivrés par un accélérateur de particules, on peut régler leur direction et leur énergie pour que leur pouvoir destructeur soit maximum dans la tumeur mais épargne son environnement sain.

En effet, les irradiations actuelles, qui utilisent la modulation d’intensité, sont extrêmement précises. Mais le volume des tissus irradiés à faible dose augmente avec cette précision, ce qui accroît aussi la dose maximale délivrée. "Cela peut induire un risque, même minime, d’effets secondaires à très long terme", explique le Dr Rémi Dendale, chef du service de radiothérapie oncologique à l’Institut Curie situé à Orsay (Essonne). Ce risque de séquelles dues à l’irradiation "est plus important chez les enfants : ils sont en pleine croissance et ont une limite toxique bien plus basse que les adultes".

Une technique particulièrement adaptée aux jeunes patients
Les propriétés des protons permettent d’éviter ce problème. Contrairement aux photons qui poursuivent leur course après avoir traversé la tumeur, les protons s’arrêtent brutalement au point précis visé par l’opérateur. "En pénétrant de manière précise dans l’organisme, nous épargnons les tissus et les organes à risque placés juste derrière ou sur les côtés d’une tumeur", explique le Dr Dendale. La protonthérapie est donc une forme de radiothérapie particulièrement intéressante pour les jeunes patients, d’autant plus que ces derniers peuvent espérer vivre plusieurs dizaines d’années après un traitement anticancéreux.

Chez l’adulte, le mélanome de l’oeil a été la première tumeur traitée et reste l’indication la plus fréquente, avec 4.000 patients traités à ce jour. "Face à cette tumeur, les thérapies classiques sont assez inefficaces. La protonthérapie présente l’énorme avantage de conserver le globe oculaire avec une vision utile dans 90% des cas", précise le Dr Dendale. La tumeur est contrôlée dans 96% des cas, ce qui correspond à un risque de récidive très faible.

Vers de nouvelles indications
"Nous traitons chaque année entre 350 et 400 patients pour des tumeurs oculaires et du cerveau, pour les adultes et les enfants", indique le Dr Dendale. Rénové en 2010, le centre de protonthérapie d’Orsay peut désormais accueillir 550 patients par an, dont au moins 120 enfants, soit trois fois plus qu’auparavant. Un seul autre hôpital en France dispose lui aussi d’un centre de protonthérapie : il se situe à Nice et reçoit environ 270 patients par an, exclusivement pour des tumeurs oculaires. A court terme, la protonthérapie pourrait être utilisée pour traiter d’autres types de tumeurs cérébrales ou oculaires.

Source : interview du Dr Rémi Dendale, chef de service sur site de radiothérapie oncologique à l’Institut Curie (Orsay) ; site Internet du centre de protonthérapie de l’Institut Curie, consulté le 12 mai 2011
(Destination santé)

Mots-clefs : Cancer , Radiothérapie

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