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Actualités santé

Annonce d'un mélanome : la relation patient/médecin doit progresser

[ Publié le 28 juin 2011 ]

La relation médecin-patient, en particulier lors de l'annonce d'un cancer de mauvais pronostic comme le mélanome, connaît de nouveaux développements, alors que les traitements contre cette maladie progressent. C'est l'un des enseignements tirés du congrès de l'European Association of Dermato-Oncology (EADO), qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 juin. En France, l'Institut Gustave Roussy s'associe à une association de patients pour aider malades et soignants à mieux communiquer.

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L’annonce d’un cancer bouleverse toujours la vie d’un malade et de ses proches. Or, bien souvent, les médecins semblent démunis quand il s’agit de livrer ce diagnostic. En particulier quand le cancer en question est de mauvais pronostic. C’est pourquoi l’Institut Gustave Roussy (IGR) de Villejuif, en collaboration avec l’association Vaincre le mélanome, va lancer un CD de formation et d'information spécialement destiné aux professionnels de santé.

C’est ce que les représentants de ces partenaires ont annoncé lors du congrès de l'European Association of Dermato-Oncology (EADO), sur le mélanome malin, qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 juin.

"Nous voulons montrer les outils qui existent, pour que le patient se sente écouté et pour favoriser l'empathie", confirme la Dre Caroline Robert, chef du service de dermatologie à l’IGR. Ce praticien en pointe dans la recherche s’investit aussi dans la relation médecin/patient à travers Vaincre le mélanome. "Il faut soutenir les proches, souvent plongés dans une grande détresse", souligne-t-elle, en pointant du doigt le point sensible de la relation entre le médecin et son malade : l'annonce du diagnostic.

Présidente de Vaincre le mélanome, Béatrice Champenois a perdu son mari des suites d’un mélanome il y a quelques années. Elle raconte comment il a appris le diagnostic : "Il en avait déjà eu un, dix-huit ans plus tôt. C'est par courrier, le jour de la Saint-Valentin, que nous avons appris la récidive ! Au-delà de mon propre cas, nous observons que les médecins sont bien souvent démunis et maladroits face à la maladie. Nous insistons vraiment sur le fait qu'ils doivent veiller aux mots employés face au patient."

De nouvelles molécules donnent de l'espoir
La Dre Robert confirme : avec plus de 8.500 nouveaux cas et 1.500 décès chaque année en France, "le mélanome est l'affaire de tous". Des outils se développent pour mieux soigner la relation médecin/patient. Sans compter les progrès récents en matière de traitements, qui vont aider les soignants à se sentir moins "impuissants".

"La prise en charge des cancers cutanés et notamment du mélanome, connait une vraie révolution en cette année 2011", indique la Dre Robert. "Ces dernières années, nous n'avions pas grand chose à proposer aux patients en stade avancé. Là nous avons deux molécules, le vémurafénib et l'ipilimumab, qui font état d'un vrai progrès." L'ipilimumab bénéficie déjà d'une autorisation de commercialisation aux Etats-Unis, et il est à l'étude au sein de l'Agence européenne du médicament. Cette molécule vise à renforcer le système immunitaire, afin de  bloquer la prolifération des cellules cancéreuses.

Pour les malades et leurs proches, "l'arrivée de ces nouvelles molécules est vraiment une bonne nouvelle", se réjouit Béatrice Champenois. "Il est fondamental pour les patients et les familles de connaître l'état de la recherche, pour mieux se battre contre le mélanome."

Source : Congrès de l'European Association of Dermato-Oncology (EADO), Nantes, 20-23 juin 2011
(Destination santé)

Mot-clef : Cancer peau

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