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Actualités santé

Surveillance des compléments alimentaires : un premier bilan positif

[ Publié le 4 mai 2011 ]

Les compléments alimentaires ont longtemps été les laissés-pour-compte de la pharmacovigilance. Depuis un an, leurs éventuels effets indésirables sont suivis de près dans toute la France. C’est l’objectif principal du dispositif de "nutrivigilance" mis en place par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

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Nutrivigilance : ce néologisme désigne un dispositif de surveillance des éventuels effets secondaires des compléments alimentaires, sur le modèle de la pharmacovigilance pour les médicaments. Ce nouveau système, lancé fin 2010 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), se généralise peu à peu.

L’Anses en dresse un premier bilan "positif", ce qui " accrédite la pertinence de ce dispositif."Mais les associations des consommateurs se montrent plus réservées. "Je ne suis pas convaincu que les médecins aient le temps d’effectuer ce type de déclaration, alors qu’ils sont déjà débordés", estime Charles Pernin, représentant de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV). Rien ne permet encore de le vérifier.

En pratique
La nutrivigilance concerne non seulement les compléments alimentaires, mais aussi les boissons et les aliments faisant l’objet d’une "adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique." Il s’agit d’aliments ou de boissons "enrichis" avec des vitamines, des minéraux ou des extraits de plantes. L’Anses surveille également les "nouveaux aliments", une tendance émergente sur le marché européen : protéines en poudre, extrait d’écorce de magnolia, gomme de guar, jus de noni, pulpe déshydratée de fruit de baobab, etc.

Comme pour les médicaments, les professionnels de santé – principalement les médecins et les pharmaciens – sont au coeur du dispositif. Ce sont eux qui doivent alerter l’Anses sur les effets indésirables liés à la prise de compléments alimentaires qu’ils pourraient observer. Pour leur faire gagner du temps, l’agence a mis en ligne un formulaire de signalement.

Pour limiter les risques d’effets secondaires, si vous souhaitez recourir à des compléments alimentaires, sollicitez toujours l’avis d’un professionnel de santé compétent au préalable.

Source : Anses, Lancement du dispositif national de nutrivigilance, 9 décembre 2010 et bilan 29 avril 2011 – Interview de Charles Pernin, 29 avril 2011.

(Destination santé)

Mot-clef : Alimentation

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