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Canoë et kayak : la santé à fleur d'eau

[ Publié le 17 mai 2011 ]

Souvent confondus entre eux, le canoë et le kayak sont deux sports d’eau légèrement différents : ils ne sollicitent pas tout à fait les mêmes muscles. Leur pratique présente toutefois des vertus équivalentes au niveau cardio-vasculaire. Le Dr Daniel Koechlin, médecin du sport à la Fédération française de canoë-kayak (FFCK), en présente les bienfaits et les risques.

kayak

Sur un étang, en eaux vives ou en mer, la pratique du canoë-kayak tient autant du sport que du loisir. Si ces sports sont souvent associés, et qu’ils sont régis par la même fédération, il s’agit de deux pratiques différentes, explique le Dr Daniel Koechlin, médecin à la Fédération française de canoë-kayak (FFCK). Le pratiquant de canoë est installé à genoux et pagaie toujours du même côté. Le kayakiste, quant à lui, est assis et utilise une pagaie double pour se propulser alternativement et successivement à droite et à gauche. "C’est par souci de simplicité que nous utilisons une double appellation", précise le spécialiste.

Ces sports ne sollicitent pas les mêmes groupes musculaires : en kayak, les muscles concernés sont ceux de la ceinture scapulaire formée par les épaules et les omoplates. Les dorsaux, les pectoraux, les biceps, les triceps et les abdominaux sont également sollicités. "Et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, vous ferez aussi travailler certains muscles de la cuisse : les ischio-jambiers", précise le médecin. Concernant le canoë, la position à genoux implique l'utilisation accentuée des muscles des membres inférieurs : cuisses et fesses.

Une activité ouverte à tout âge
Le canoë et le kayak peuvent être pratiqués à tous les âges. Dès 10 ans, l'enfant sera sensible à la découverte d'un sport de pleine nature en milieu aquatique, ainsi qu’aux notions de sécurité, de responsabilité et de respect de l'environnement. A l'adolescence et à l'âge adulte, les pratiquants peuvent tirer un bénéfice de l'apprentissage de la vie en collectivité, souvent au sein de clubs de loisirs ou de compétition. Pour les seniors, "il est évident qu'une découverte tardive de l'activité peut être parfois délicate", tempère le Dr Koechlin. "Mais avec du bon sens et du pragmatisme, le sportif âgé pourra y trouver son compte et son plaisir. Lorsque la pratique est impossible, en hiver notamment, je leur conseille de remplacer cette activité par de la marche ou du vélo, pour garder la forme."

"Si vous pratiquez de façon irrégulière, les courbatures du lendemain vous feront rapidement prendre conscience des muscles sollicités", sourit le Dr Koechlin. Aussi, quelle que soit votre embarcation, mieux vaut ne pas négliger l'échauffement. "Il passe par tous ces muscles et aussi par certaines articulations auxquelles nous ne pensons pas forcément : les épaules, le rachis, les coudes, les poignets, les genoux, les chevilles."

Ces activités sont aussi considérées comme des pratiques à haute exigence cardiovasculaire. "La lutte contre les courants, le vent et le froid ne fait qu'accroitre les besoins énergétiques, surtout en compétition", souligne le Dr Koechlin. "Une bonne préparation physique générale est donc plus que souhaitable", ainsi que le respect de règles de bon sens pour sa sécurité.

Risques et précautions
"Le risque le plus évident [de ce sport] concerne les pratiquants qui ne savent pas nager", énonce le Dr Koechlin. Toutefois, "si la personne n'a pas peur de l'eau, si elle est bien accompagnée et ne craint pas d'avoir la tête sous l'eau, tout est possible dans un environnement calme et sans courants." Pour limiter le danger de noyade, il faut être en bonne condition physique. Pour cela, mangez sainement avant et après l’effort, voire pendant s’il se prolonge, en privilégiant les sucres lents. Il faut aussi dormir suffisamment : un organisme fatigué est moins résistant. Par ailleurs, l’eau favorise la réverbération des UV : prévoyez une protection solaire adaptée, ainsi que des lunettes de soleil. Enfin, adaptez le parcours à vos capacités, ne sortez jamais seul et pensez toujours au casque comme au gilet de sauvetage. La noyade peut aussi toucher de bons nageurs !

Un autre risque est spécifique à l’environnement dans lequel on pratique ces sports : la leptospirose. "Il s'agit d'une zoonose, c'est-à-dire d’une maladie transmise à l'homme par un animal. L'infection est accidentelle. Elle peut se produire par contact de la peau ou des muqueuses avec des eaux souillées par les urines d'animaux eux-mêmes infectés", explique le médecin. Les symptômes ressemblent à ceux d’un syndrome grippal. "Tout pratiquant présentant un syndrome fébrile entre le 4e et le 14e jour suivant une séance de canoë-kayak doit prévenir son médecin traitant de son activité sportive", souligne le Dr Koechlin. Il est possible de se faire vacciner contre la leptospirose. Cette vaccination est d'ailleurs indispensable pour l'exercice de certaines professions, comme éboueur ou égoutier.

Source : Interview de Dr Daniel Koechlin, 8 mai 2011
(Destination santé)

Mot-clef : Activité physique

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