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Actualités santé

Spondylarthrite ankylosante : reconnaître les signes pour la dépister plus tôt

[ Publié le 22 avril 2011 ]

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique fréquent. Elle se caractérise notamment par des douleurs dans le bas du dos et les fesses. Comment la différencier d’un simple mal de dos et quand faut-il consulter ? Le Pr Pascal Claudepierre, rhumatologue à l’hôpital universitaire Henri-Mondor de Créteil, fait le point sur cette pathologie.

En France, près de 200.000 personnes souffrent de spondylarthrite ankylosante. Ce rhumatisme inflammatoire chronique se caractérise notamment par des douleurs lombaires et au niveau des fesses.

Les premiers signes d’une spondylarthrite apparaissent entre 20 et 40 ans. " C'est vraiment une maladie du sujet jeune : l'âge moyen auquel elle débute est de 25-26 ans", souligne le Pr Pascal Claudepierre, rhumatologue à l’hôpital universitaire Henri-Mondor de Créteil.

Pourtant, trop souvent, les patients banalisent leur état, pensant ne souffrir qu’un banal mal de dos. Ce qui en retarde le diagnostic et donc la prise en charge. Il s’écoule ainsi parfois sept à dix ans entre les premiers symptômes et la pose du diagnostic de spondylarthrite.

"Une douleur diffuse au niveau du dos ressentie depuis plusieurs semaines, plus précisément aux lombaires et aux dorsales, doit attirer l'attention", indique le Pr Claudepierre. C'est aussi le cas pour "une douleur en haut des fesses".

Signes spécifiques
Des symptômes plus spécifiques permettent au médecin de poser le diagnostic : "si les patients sont généralement réveillés par ce mal de dos en deuxième partie de nuit et s'ils ressentent une raideur au réveil, comme s'ils se sentaient rouillés, nous sommes quasi certains qu'il s'agit d'une spondylarthrite", explique-t-il. Ce sont "les maîtres symptômes de la maladie".

D’autres signes sont imputables à une spondylarthrite, comme des douleurs au talon ou des maladies inflammatoires chroniques cutanées, intestinales et oculaires, qui "nécessitent une surveillance", avertit le Pr Claudepierre.

Les patients éprouvent aussi une fatigue plus ou moins importante en cours de journée. Elle est faussement imputée au manque de sommeil et aux réveils nocturnes, alors qu'elle résulte en fait du "caractère inflammatoire" de la maladie, explique-t-il.

Pour plus d'informations sur cette maladie : Association France spondylarthrites (AFS) au 05 55 21 61 49 ou par mail à info@spondylarthrite.org. Site internet : www.spondylarthrite.org     

Source : Interview du Pr Pascal Claudepierre, 7 avril 2011.

(Destination Santé)

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