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Actualités santé

Retrouver le sourire grâce aux implants dentaires

[ Publié le 18 avril 2011 ]

Qu’elle soit accidentelle, causée par l’âge ou d’ordre infectieux, la perte d’une dent porte un préjudice fonctionnel et esthétique à la bouche. Aussi est-elle généralement remplacée. En plus des bridges et, pour les cas extrêmes, des dentiers, la technique de l’implant dentaire a fait ses preuves depuis plusieurs années. Le Dr Christian Verner, chirurgien dentiste à Nantes et membre de la Société française de parodontologie et d'implantologie orale (SFPIO), en décrypte l’usage.

sourire.jpgVoilà une nouvelle pour redonner le sourire : depuis plusieurs années, le bridge n’est plus la seule option possible pour remplacer une dent. L'implant est une technique qui repose sur l’implantation d’une vis en titane directement dans l’os de la mâchoire.

"Ce n’est pas une nouvelle discipline", explique le Dr Christian Verner, chirurgien dentiste à Nantes et membre de la Société française de parodontologie et d'implantologie orale (SFPIO). En réalité, elle remonte aux années cinquante : "un médecin suédois, le Dr Per-Ingvar Branemark, s'est aperçu que des vis en titane implantées dans l'os finissaient par faire corps avec lui." Cette découverte a signé l’acte de naissance de l’ostéo-intégration.

L'implant dentaire consiste à fixer une racine artificielle directement dans l'os. Ce dispositif permet de remplacer une seule dent absente indépendamment des autres, alors que le bridge a besoin qu’il y ait d’autres dents autour pour y prendre appui. Une dent en céramique, choisie en fonction de la forme et de la teinte des autres, est ensuite "vissée" sur ce pivot.

L'intervention
Après un examen biologique et cardiovasculaire, afin d'éliminer toute contre-indication, l’intervention est réalisée dans un cabinet dentaire ou en milieu hospitalier, sous anesthésie locale ou générale. Le praticien incise la gencive puis, à l’aide d’un foret, réalise une ouverture étroite dans l’os de la mâchoire pour mettre une vis en titane. Six semaines à quatre mois plus tard, la prothèse finale sera posée. L’objectif de ce délai : permettre à l’implant de s’intégrer à l’os de la mâchoire. La cicatrisation peut entraîner des douleurs plus ou moins vives pendant quelques jours : le dentiste prescrira souvent des antalgiques.

Il peut arriver que la cicatrisation osseuse se fasse mal et que l'implant ne puisse être conservé. Il devient alors mobile et légèrement sensible, comme une dent naturelle. Il sera alors retiré et une autre pose peut être envisagée quelques mois plus tard. "Les rejets représentent environ 5% des cas", précise le Dr Verner.

Inconvénients de l'implant
Pratique, esthétique et peu douloureuse, cette technique présente aussi plusieurs inconvénients. Elle ne peut pas être proposée à tout le monde : "une personne immunodéprimée, une affection systémique, des allergies majeures, un traitement médical à risque, certaines maladies cardiaques ou des affections évolutives sont des contre-indications absolues à l'implantologie", avertit l'Association dentaire française. L’implantation est également impossible en cas de mauvaise qualité des gencives ou de densité osseuse insuffisante.

De plus, l'implant n'est pas naturel : il nécessite des visites de contrôle régulières. Enfin, une mauvaise hygiène bucco-dentaire ou le fait d'être fumeur sont des facteurs de risque ajoutés. Le tabagisme n'altère pas seulement l’haleine et la couleur des dents : il nuit aussi à la cicatrisation des tissus et peut faire échouer tout le processus.

Source : Interview du Dr Christian Verner, le 22 mars 2011 ; www.adf.asso.fr, consulté le 31 mars 2011.

(Destination Santé)

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