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Actualités santé

Rejets nucléaires de Fukushima : de l'iode 131 détecté dans du lait

[ Publié le 18 avril 2011 ]

De l'iode radioactif 131 a été détecté dans des échantillons de lait en France et aux Etats-Unis, rapportent simultanément l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'Environmental Protection Agency (EPA) américaine. Les résultats d'analyse confirment que cet iode provient des rejets de la centrale nucléaire de Fukushima. Les doses retrouvées seraient toutefois inférieures au seuil de toxicité défini par la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

vache-01.jpgDe l'iode 131 dans le lait de vache : c'est le constat conjoint de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'Environmental Protection Agency (EPA) américaine. 

Quelques semaines après la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima, au Japon, ces deux agences ont procédé à plusieurs analyses afin de déterminer le taux de contamination radioactive de certains aliments dont du lait.

L'IRSN a effectué une analyse d'échantillons de lait le 25 mars en Loire-Atlantique : les résultats montrent un taux d'iode radioactive 131 inférieur à 0,11 Becquerels par litre (Bq/l). Des prélèvements opérés à la même date par l'EPA à Spokane, dans l'Etat de Washington, situé sur la côte ouest des Etats-Unis, montrent un taux de 0,029 Bq/l.

En temps normal, aucune trace d'iode 131 ne doit être décelable dans le lait. Ces résultats sont donc supérieurs à la normale mais ils demeurent "5.000 fois inférieurs au taux d'intervention déterminé par la Food and Drug Administration (FDA)", dont le seuil est établi à 170 Bq/l, nuance le quotidien New York Times.

Par ailleurs, ces doses d'iode 131 restent en-deçà des valeurs observées en mai 1986 en France, un mois après l'accident de Tchernobyl. "On avait détecté 100 Bq/l dans le lait à cette période", indique Philippe Renaud, chef du laboratoire d'études radio-écologiques en milieux continental et marin à l'IRSN. Il rappelle aussi que "le lait est un des aliments les plus sensibles à la contamination radioactive, après les légumes à feuilles. Il est contaminé par le biais de l'herbe, chargée en isotopes radioactifs et consommée par les vaches".

L'iode 131 a une demi-vie de huit jours. En d'autres termes, il perd la moitié de sa nocivité en une semaine. Cet isotope est particulièrement toxique lorsqu'il est absorbé par la thyroïde. En cas d'exposition massive, les autorités sanitaires peuvent demander à la population visée d'absorber un comprimé d'iodure de potassium. Celui-ci sature alors la thyroïde, réduisant ainsi le risque de développer un cancer. En revanche, il est déconseillé - et potentiellement dangereux - d'absorber ce médicament sans y avoir été invité par les autorités.

Source : Interview de Philippe Renaud, chef du laboratoire d'études radio-écologiques en milieux continental et marin à l'IRSN, 29 mars 2011 ; IRSN, 29 et 30 mars 2011 ; New York Times, 31 mars 2011.

(Destination Santé)

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