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Produits chimiques : un impact encore mal cerné sur la reproduction

[ Publié le 20 avril 2011 ]

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié une expertise sur l'environnement et la reproduction, passant au crible toutes les études menées sur le bisphénol A, les phtalates, les parabènes et les composés polybromés et perfluorés, et leur impact sur l'homme.

L'exposition humaine aux substances chimiques, en particulier aux perturbateurs endocriniens, est au cœur d’un vaste débat de société. De nombreuses études montrent une augmentation des troubles de la reproduction dans plusieurs pays occidentaux : la concentration et la mobilité des spermatozoïdes s’amoindrit.

On constate aussi une hausse de l’incidence de certains cancers hormono-dépendants : sein, prostate, et de celui du testicule. En France, l'incidence de ce cancer a augmenté de 2,5% par an entre 1980 et 2005 et l’on ne peut l’attribuer ni au vieillissement de la population, ni à l’évolution des pratiques du dépistage.

Pour savoir si ces troubles sont liés à l’exposition à certains produits chimiques, le ministère de la santé a sollicité l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour analyser les données disponibles concernant leurs effets sur la reproduction humaine.

Depuis 2009, l'Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d'experts, composé d'épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, d'endocrinologues et de biologistes spécialistes de la reproduction, du développement et de la génétique moléculaire. Ils ont passé au crible toute la littérature scientifique disponible, soit 1.200 articles, sur cinq groupes de substances chimiques : le bisphénol A, les phtalates, les parabènes, les composés polybromés et les composés perfluorés.

Les preuves scientifiques de la toxicité de ces produits sont connues chez les animaux mais peu chez l’homme. "Les études ayant recherché des liens entre les cinq familles chimiques analysées dans cette expertise et des anomalies de l’appareil reproducteur mâle et femelle, des troubles de la fonction de reproduction et la fertilité dans l’espèce humaine sont encore trop peu nombreuses à ce jour pour permettre de conclure sur les effets de l’exposition à ces composés relativement récents", soulignent les auteurs. "Il est nécessaire d'amplifier l'effort de recherche, au plan national et international, pour lever les incertitudes."

Source : expertise collective de l’Inserm, 14 avril 2011.

(Destination Santé)

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