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Actualités santé

Hémorragies de l'accouchement : une nouvelle technique chirurgicale

[ Publié le 18 avril 2011 ]

L’hémorragie est une complication de l’accouchement qui peut être mortelle pour la jeune mère. Une étude sud-coréenne vient de confirmer l’intérêt d’une technique chirurgicale visant à insérer des billes résorbables dans l’artère utérine afin de stopper l’afflux de sang. Elle est considérée comme peu invasive et présentant peu de risques.

ventre-enceinte.jpgAprès un accouchement, il peut arriver que survienne une hémorragie dite "post-partum" ou "de la délivrance". Cette complication peut menacer la vie de la jeune mère.

Pour faire cesser l’hémorragie, un radiologue peut insérer un cathéter dans une artère fémorale, pour atteindre l’artère utérine, et y injecter des billes de gel auto-résorbable dans les 48 heures suivant l'intervention. Cette technique s’appelle "embolisation artérielle utérine."

Le Pr. Michel Cosson, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Jeanne-de-Flandre de Lille, connaît bien cette intervention, pratiquée en France "depuis une dizaine d'années."Rapide, elle ne nécessite pas d'anesthésie générale et peut être répétée autant de fois que nécessaire. "Elle réduit naturellement la mortalité et la morbidité en cas de choc hémorragique", souligne le Pr. Cosson. De plus, "elle préserve l'utérus et la fertilité de la patiente."

Les autres méthodes chirurgicales actuellement utilisées "sont bien plus dangereuses et difficiles à réaliser", avertit le Pr. Cosson. Il s’agit de la ligature de l'artère utérine, de la suture utérine ou même de l’ablation de l’utérus (hystérectomie), technique réalisée en dernier recours car elle entraîne l’infertilité.

Les bons résultats de l’embolisation artérielle utérine ont été confirmés par une étude sud-coréenne, menée par le Pr. Ji Hoon Shin et son équipe de l'Asan Medical Center à Séoul auprès de 225 patientes ayant bénéficié de cette technique. Dans 86% des cas, "l’hémorragie a été stoppée sans qu'il soit besoin de recourir à une autre intervention chirurgicale."


Source : Interview du Pr Michel Cosson, chirurgien gynécologue à l'hôpital Jeanne-de-Flandre, 29 mars 2011 ; Society of Interventional Radiology, 29 mars 2011.

(Destination Santé)

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