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Condylomes : des verrues génitales peu graves mais gênantes

[ Publié le 22 avril 2011 ]

Les condylomes, appelés aussi verrues génitales ou encore "crêtes de coq", sont provoqués par certains papillomavirus (HPV). La contamination se fait essentiellement par contact sexuel. Le Pr Philippe Descamps, gynécologue et chef de service de l'hôpital universitaire d’Angers, fait le point sur cette maladie et son traitement.

Les condylomes sont causés par certains papillomavirus (HPV). Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible (IST) de plus en plus fréquente. L'usage du préservatif en protège partiellement.

"Cette maladie se manifeste par des excroissances qui apparaissent sur la vulve, les petites lèvres, sur le gland et/ou autour de l'anus", explique le Pr Philippe Descamps, gynécologue et chef de service de l'hôpital universitaire d’Angers.

Ces excroissances présentent une couleur blanchâtre. Leur volume peut rester stable ou augmenter au fil du temps. Dans ce dernier cas, l'infection peut prendre la forme à terme, de minuscules choux-fleurs. Cependant, certains condylomes sont quasi-invisibles à l'œil nu et ne seront détectés qu'à l'occasion d'un frottis vaginal.

"Les condylomes ne sont pas graves", nuance le Pr Descamps. "Ils ne provoquent aucune douleur. En revanche, ils sont gênants et ne disparaissent pas spontanément."

 

Préservatif recommandé jusqu'à guérison complète
Le traitement repose sur la destruction par des pommades, l'application d'azote liquide ou l'utilisation d'un laser médical. Toutes ces interventions se font sous anesthésie locale. La guérison peut être difficile, des récidives sont possibles.

Il est toujours recommandé de traiter les deux partenaires en même temps et, tant qu'un doute persiste, d'utiliser un préservatif lors des rapports sexuels. Par ailleurs, des examens sont vivement recommandés pour déterminer s’il n’y a pas d’autres IST concomitantes.

Il existe deux vaccins contre le cancer du col de l’utérus. Gardasil® prévient contre les infections à papillomavirus humain (HPV) de type 6, 11, 16 et 18, et contre les condylomes. Cervarix® protège contre les HPV de type 16 et 18, 31, 33 et 45, responsables de plus de 80% de ces cancers.


Source : Interview du Pr Philippe Descamps, 13 avril 2011.

(Destination Santé)

Mot-clef : Verrue

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